Vous et votre santé sexuelleLes organes génitaux de l’homme
L’anatomie de la sexualitéLes organes génitaux de la femme

Vous et votre santé sexuelle

La sexualité humaine est très complexe, mais fait partie intégrante de notre existence. L’amitié, l’amour, l’intimité, la spiritualité, la communication et les relations sexuelles représentent tous des aspects importants de relations interpersonnelles saines et stimulantes. Durant le processus d’apprentissage ou de croissance sexuelle, on se doit d’être à l’affût des dangers potentiels ou des infections qui peuvent perturber sa santé sexuelle. À la Clinique médicale l’Actuel, nous souhaitons vous procurer de l’information pertinente qui vous aidera, ainsi que vos partenaires, à vous protéger et à profiter d’une vie sexuelle en santé.

L’anatomie de la sexualité

Tout d’abord, commençons par réviser l’anatomie et les termes qui seront utiles dans la compréhension de votre corps et de votre anatomie sexuelle, ainsi que de ceux de votre partenaire :

Les organes génitaux de l’homme

L’axe cerveau – testicules

La production de spermatozoïdes matures nécessite une interaction complexe entre une petite glande à la base du cerveau qu’on appelle la « glande pituitaire » et les testicules. Deux hormones produites dans la glande pituitaire envoient un message aux testicules de fabriquer des spermatozoïdes (FSH) et de la testostérone (LH). La testostérone est une hormone extrêmement importante dans le développement et le maintien des caractéristiques sexuelles secondaires chez l’homme.

On retrouve les « testicules » suspendus à l’intérieur du « scrotum » (sac situé à la racine du pénis). Le cycle de fabrication du sperme est relativement long – environ 72 jours du début à la fin ! Le processus de développement commence tout d’abord dans les testicules et se poursuit dans « l’épididyme » (un organe en forme de virgule d’environ 4 cm couché sur le bord postérieur de chaque testicule). La maturation dans l’épididyme exige que les spermatozoïdes acquièrent une certaine mobilité. Une fois cette mobilité et maturation obtenues, les spermatozoïdes doivent voyager dans le long du « conduit déférent » jusqu’aux « vésicules séminales » localisées près de la « prostate », là où ils sont conservés.

Au moment de l’éjaculation, les spermatozoïdes des vésicules séminales sont mélangés avec un liquide provenant de la prostate et le produit final donne le « sperme ».

Quelles sont les différentes parties génitales de l’homme ?

L’extrémité distale du pénis est appelée gland du pénis. Cette partie de l’anatomie de l’homme est très sensible à la stimulation. Le gland d’un pénis non-circoncis est couvert d’un repli de peau lâche appelé prépuce.

L’urètre est un conduit uro-génital, c’est-à-dire, qu’il appartient aux systèmes reproducteur et urinaire et qu’il livre passage à la fois au sperme et à l’urine.

Le scrotum est la structure de soutien des testicules. Il s’agit d’un sac de peau lâche suspendu à la racine du pénis. L’intérieur est divisé en deux parties contenant chacune un testicule.

Les testicules sont les glandes ovales qui produisent les spermatozoïdes, ainsi que la testostérone (le principal androgène).

La prostate est une glande en forme de beignet située en dessous de la vessie, aidant à contrôler l’envie d’uriner et produisant un liquide laiteux et légèrement acide utilisé par les spermatozoïdes conservés dans les glandes séminales, pour former le sperme ou l’éjaculat.

L’épididyme, le conduit déférent, et les vésicules séminales sont des conduits qui servent au transport, à la maturation et à la conservation des spermatozoïdes.

Les organes génitaux de la femme

 

 

L’axe cerveau-ovaires

La production des ovules nécessite une interaction complexe entre le cerveau et les « ovaires » (le lieu de fabrication des ovules). Les deux hormones (LH et FSH) développées et libérées par la « glande pituitaire » (une petite glande à la base du cerveau) aident à coordonner le cycle de reproduction, ainsi que la synthèse des hormones sexuelles féminines, la « progestérone » et l’« oestrogène ». L’ovule doit être fertilisé par un spermatozoïde mature et viable pour que la conception se produise. L’appareil reproducteur féminin est habilement conçu pour transporter les ovules à l’endroit prévu pour la fertilisation, c’est-à-dire, les « trompes de Fallope ». Chaque mois, lorsqu’un ovule est libéré de l’ovaire (environ au milieu du cycle), il est aspiré par une des trompes de Fallope et acheminé graduellement vers « l’utérus » (l’endroit où va se développer le foetus / bébé). Si des spermatozoïdes sont présents dans le vagin, ils vont se rendre dans le premier tiers des trompes de Fallope, pénétrer l’ovule et le fertiliser.

Attention !! Il est possible que la fertilisation soit causée par des spermatozoïdes présents dans le vagin depuis 3-4 jours avant l’ovulation. Une éjaculation provenant de votre partenaire peut contenir plusieurs millions de spermatozoïdes.

L’appareil reproducteur féminin est conçu de sorte que si la fertilisation ne se produit pas, les menstruations poursuivent leur cours (pertes mensuelles et renouvellement de la paroi interne de l’utérus).

Quelles sont les différentes parties qui composent l’anatomie féminine ?

Les « grandes lèvres de la vulve » , deux replis de peau longitudinaux, s’étendent vers le bas et l’arrière à partir du pubis. Elles sont riches en glandes sébacées et sudoripares.

Les « petites lèvres de la vulve » peuvent varier énormément dans leur taille et sont localisées juste à l’intérieur des grandes lèvres, entourant l’orifice du vagin et de l’urètre (entrée menant au conduit urinaire). Contrairement aux grandes lèvres, elles sont dépourvues de glandes sudoripares, mais contiennent beaucoup de glandes sébacées.

Les « glandes de Bartholin » sont localisées près de l’entrée du vagin et produisent des sécrétions (mucus).

Le « clitoris » est une petite masse cylindrique composée de tissu érectile et de nerfs, et qui est située à la jonction antérieure des petites lèvres de la vulve. Un repli cutané appelé prépuce du clitoris recouvre le corps du clitoris. La partie exposée du clitoris est le gland du clitoris. Le clitoris réagit également à la stimulation tactile en se gonflant, ce qui contribue à l’excitation sexuelle chez la femme.

Les organes internes du système reproducteur féminin incluent :

Le « vagin » est un tube fibromusculaire tapissé d’une muqueuse reliant l’utérus à l’extérieur. Il sert de passage pour le flux menstruel et l’accouchement et il reçoit le sperme éjaculé par le pénis pendant le coït.

Situé entre le rectum et la vessie, « l’utérus » est un organe en forme de poire renversée, faisant partie du parcours des spermatozoïdes qui se dirigent vers les trompes et constituant également le siège des menstruations, de l’implantation de l’ovule fécondé, du développement du foetus ainsi que de l’accouchement.

Les « ovaires » sont de petites glandes qui ont la forme et la taille d’amandes non écalées; ils sont homologues aux testicules. Situés de chaque côté de l’utérus, ils produisent les ovules, ainsi que les hormones sexuelles féminines.

La femme possède deux trompes utérines, aussi appelées « trompes de Fallope ». Situées de part et d’autre de l’utérus, elles transportent les ovules des ovaires jusqu’à l’utérus.

Liens et références

  • Español-Enfermedades de transmisión sexual y embarazo - Hoja informativa de los CDC
    Español-Enfermedades de transmisión sexual
    Departamento de Salud y Servicios Humanos
  • Femmes en Santé

    Bienvenue à femmesensante.ca, votre source d'information canadienne factuelle, fiable et actuelle sur la santé des femmes et leurs modes de vie.

  • L’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) L’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV), contribution canadienne à l’Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH, est une initiative de collaboration de cinq ans entre le gouvernement du Canada et la Fondation Bill et Melinda Gates
  • Organisation mondiale de la santé (OMS)-Le préservatif masculin en latex protégé efficacement contre la grossesse et les ITS Le préservatif est la seule méthode contraceptive dont il est prouvé qu’elle réduit le risque de toute infection sexuellement transmissible (IST), y compris l’infection à VIH. Cette méthode peut être employée à la fois pour prévenir une grossesse et protéger contre les IST.
  • Santé Canada- Avertissement - l'impuissance et le tabagisme L'impuissance, ou le dysfonctionnement érectile, survient deux fois plus souvent chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. L'exposition à la fumée secondaire est un facteur déterminant de l'impuissance
  • Santé publique de Montréal - Prévenir les infections transmissibles sexuellement
  • Votre santé sexuelle - Centre canadien de ressources sur les difficultés érectiles Les premiers pas vers le changement passent par l'information et la compréhension. C'est pourquoi, si vous avez des questions sur les difficultés érectiles, vous voulez obtenir des réponses claires. Des réponses vraies, qui remettent les pendules à l'heure, et vous permettent de passer à autre chose et de profiter de la vie.
  • World Health Organization (WHO) -Initiative for vaccine research -STIs A consensus has emerged that the prevention and control of STDs require a global initiative, the success of which will largely depend on the development of safe and effective vaccines. Currently, except for hepatitis B infection, no such vaccines exist.
  • World Health Organization (WHO)- Effectiveness of male latex condoms in protecting against pregnancy and STIs Condoms are the only contraceptive method proven to reduce the risk of all sexually transmitted infections (STIs), including HIV. They can be used as a dual-purpose method, both for prevention of pregnancy and protection against STIs.
  • « Parle-moi » - Programme d'éducation sexuelle pour les parents - Les maladies transmissibles sexuellement et le VIH/sida But de l'atelier - Cet atelier permettra aux parents d'accroître leurs connaissances sur les maladies transmissibles sexuellement et sur le VIH/sida et de développer leur habileté à aborder ce sujet avec leur adolescent