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À la Clinique médicale l’Actuel, en 2011, 34 % des nouveaux cas de VIH ont été détectés chez des jeunes de 30 ans et moins, dont 18 % chez les moins de 25 ans. Par ailleurs, chez les jeunes de 15-24 ans, d’après le ministère de la Santé et des Services sociaux, de 1998 à 2002, il n’y avait eu aucun cas de syphilis. Zéro.
Or, en 2011, d’après des rapports récents, il y a eu 124 nouveaux cas de syphilis chez ces jeunes de 15 à 24 ans… On se souvient que la syphilis est une infection transmise sexuellement archaïque, qui ne devrait plus exister au XXIe siècle. Et c’est sans compter les autres ITS — comme la chlamydia, la gonorrhée, le VPH, l’hépatite C… — qui, elles aussi, sont en explosion. Ces ITS peuvent causer l’infertilité et des cancers génitaux tant chez l’homme que la femme.
En regardant ces statistiques déprimantes, on constate que la santé sexuelle des jeunes est très préoccupante. En même temps, quand on regarde la vitalité du mouvement étudiant ces dernières semaines, on voit que nous avons une relève très forte; des jeunes bien articulés, politisés, solidaires, sensibles aux questions de justice sociale… Cela me rassure beaucoup.
L’astuce serait donc d’appliquer en termes de prévention cette passion que les jeunes ont pour leurs études et le dévouement qu’ils démontrent pour changer les idéologies de justice sociale.
Quand le combat de la lutte contre la hausse des droits de scolarité sera terminé, espérons que ces jeunes mèneront le combat de la prévention en santé sexuelle, car, ici aussi, c’est leur avenir qui est en jeu.
Sans compter que la grève des étudiants pourrait avoir pour effet une augmentation des ITS, car tous les facteurs sont là pour favoriser une épidémie (rassemblements fréquents, davantage de temps libre…).
Par Réjean Thomas, Journal Métro
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